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Croître en paix et dans la joie, c’est possible !

Agnès DELEPOULLE

TÉMOIGNAGES

J’ai participé à l’Atelier du Journal Créatif après avoir suivi la formation des Ateliers Gordon.

C’est un lieu de douceur où l’on côtoie des personnes qui savent écouter. 

Les exercices m’ont permis de travailler sur ma liberté intérieure. Dans la vie on se contient, on est souvent coupé de ses sensations, ici c’est un espace de liberté où je peux m’exprimer. Au fil des exercices la matière m’a libérée et la joie était grandissante. Mon plus grand bénéfice a été de développer ma confiance en moi ! 

Valérie, (2018 St Germain en Laye)

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Merci à Agnès de m'avoir accueilli avec beaucoup de gentillesse et d'authenticité dans un cadre chaleureux et verdoyant.

Je suis arrivée avec beaucoup d'attente pour apaiser les relations avec ma petite Olivia de 8 ans, enfant précoce. Je suis repartie avec beaucoup plus d'outils que je n'avais imaginés. Je suis équipée d'une véritable boîte à outils pour gérer ma fille mais aussi mes collègues et bien sûr les enfants avec lesquels je travaille.

Cette formation est un vrai lieu d'échange et de partage sur nos expériences et nos difficultés. De plus, les exercices pratiques nous permettent de bien comprendre la communication qui se joue avec son enfant et le concept GORDON, c'est un bain de bienveillance !

Patricia, (2017 Champigny-sur-Marne)

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Les Ateliers Gordon c’est un lieu où je me suis sentie respectée dans ma façon d’élever mes enfants.  On ne nous dit pas comment les élever, par contre on nous donne un vrai savoir-faire en terme de communication tant pour s’affirmer que pour écouter et gérer les conflits familiaux, c’est vraiment puissant ! Cela m’a permis d’apaiser mes relations avec mes adolescents, c’est top !

 Sandrine, (Paris)

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J’ai aimé être guidé tout en me sentant très libre, l’animatrice s’adapte bien au rythme de chacun. L’alternance des exercices de créativité et d’autres plus introspectifs dynamisent ce moment privilégié, un vrai cadeau !

Et en ce qui me concerne, j’ai été surprise par l’efficacité des exercices et la détente qu’ils m’ont procurée! 

Sybile, (2018 St Germain en Laye 2018)

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« Parfois notre lumière s'éteint puis elle est rallumée par un autre être humain. Chacun de nous doit de sincères remerciements à ceux qui ont ravivé leur flamme »Albert Sweitzer

Merci Agnès, tu as su m'apprendre l’esprit Gordon avec plus encore. Tu donnes des outils sans compter et tu as su me redonner confiance. Je me suis rendue compte que si à la base j'étais là pour améliorer la relation avec mes enfants et leur donner confiance en eux, et bien il fallait que je pense aussi à mon bien être et au respect de moi même avant tout, et tu as su le faire avec minutie et patience.

Tu m'as ouvert les yeux sur des points que je n’avais jamais détectés avec aucun psychologue.

N.J.G (2017 Yvelines)

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Un atelier vivant et concret qui m’a donné des clés supplémentaires pour écouter mes enfants. Je me sens aussi plus à l’aise pour résoudre un conflit  alors qu’auparavant je passais mon temps à les éviter, je ressassais beaucoup et cela empoisonnait ma vie! Je conseille aussi vivement cette formation aux personnes qui n’ont pas d’enfant, les entrainements m’ont permis d’apprendre à dire ce qui me déplaisait sans pour autant déclencher un conflit… Gordon m'a apaisé !  Adélaïde, (Yvelines)

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Un samedi après-midi, Elise, une amie, mère de Thomas (15 ans, 3ème) me téléphone pour me demander si Yann mon fils (15 ans, 3ème ) est à la maison. Thomas et Yann sont amis depuis le primaire et font du rugby ensemble dans un club depuis très longtemps. Je réponds à Elise que Yann n’est pas à la maison, qu’il passe l’après-midi avec Mathis, un ami (15 ans, 3ème, même collège) qu’ils ont en commun.

Elise m’apprend que son fils est au commissariat de Nanterre depuis 15 heurs cet après-midi, que son père est sur place, qu’il a été arrêté par la police en possession de cannabis, qu’il était accompagné par trois camarades qui n’ont pas été arrêtés mais qui avaient consommé.

Il s’agit de Mathis justement, Julien et Hugo, selon les révélations de Thomas. Qui est ce Hugo ? Personne ne porte se prénom dans l’entourage de cette bande de copains.

Nous sommes terrassées par cette nouvelle, je propose à Elise de la rappeler après m’être assurée que Yann va bien ; car je veux savoir où se trouve Yann. Avant d’appeler Yann, je prépare un message personnel (message « je » de Gordon) pour ne pas être désarçonnée au téléphone.

Mon but premier est qu’il revienne à la maison pour discuter de ce qui vient de se passer.

Mon deuxième objectif est de ne pas altérer le lien de confiance que j’entretiens avec lui et pour cela utiliser les mots justes afin de ne pas rompre le dialogue.

 

Je téléphone à Yann qui décroche tout de suite. Je lui demande où il se trouve. Il me répond qu’il est en ville avec Mathis. Je prends le risque par téléphone de lui relater l’appel d’Elise  et lui formule ma demande :

- « j’aimerais que tu viennes à la maison ; nous discuterons, si tu es d’accord, de cette nouvelle qui m’inquiète ». Il me révèle immédiatement qu’il n’était pas à Nanterre. Je l’écoute (Ecoute silencieuse de Gordon), ne rajoute rien.

- « J’arrive dans cinq, dix minutes ; à tout de suite » ajoute-t-il.

L’enjeu est fort pour moi et pour lui aussi sans doute. Des deux côtés : du stress ! Je pense immédiatement aux séances Gordon et à l’application de la méthode. Dix minutes maximum : c’est le temps dont je dispose pour faire le point sur mes émotions, en premier lieu.

En second lieu, préparer le message « je » destiné à Pierre.

Donc en premier lieu, faire redescendre le stress. Pour cela, je fais un petit exercice de respiration profonde – relaxation, les pieds ancrés dans le sol. Afin de rassembler mes idées et préparer mon message en trois lignes à Yann !

Mon objectif : qu’il me parle et puisse lui-même révéler ce qu’il ressent par rapport à cette nouvelle, ce qu’il en est de la situation (plutôt compromettante pour lui).

 

J’utilise les outils Gordon :

. Je décide d’écrire ce que je ressens ; quelques substantifs qui désignent au plus près mes émotions : stupéfaction, peur, grande tristesse !

J’accueille l’extrême force de mes émotions et parviens rapidement (grâce à ces outils !)

A faire redescendre l’émotion « le rouge chez Gordon» (ressenti nourrit par un lourd contentieux avec le cannabis du côté de mon fils aîné, 23 ans, frère de Yann).

 

Par ailleurs, deuxième action : écrire un message « je » (outils Gordon)

 

1/ les faits : Thomas, l’ami de Yann a été arrêté par la police. Sa mère m’a avertie car trois amis se trouvaient avec lui : Mathis, Julien, Hugo. Thomas a lui même décliné les identités. Sauf que le prénom de « Hugo » pose problème aux adultes car il n’y a aucun Hugo dans l’entourage de Thomas et que nous avons tendance à penser que Thomas couvre Yann, que le fameux Hugo, c’est Yann. Les quatre jeunes ont tous fumé du cannabis selon les policiers en présence. On ne leur a pas demandé leurs papiers d’identité. Seul Thomas a été amené au commissariat.

2/ mon ressenti : je ressens une grande stupéfaction, une grande tristesse liée à cette nouvelle qui est d’apprendre que tes copains fument du cannabis. J ‘ai peur également de la réalité car je connais le danger de l’engrenage avec le cannabis et toutes sortes d’addiction.

Lutte intérieure et colère = aucun intervenant à l’école pour expliquer la situation aux adolescents

3/ les conséquences concrètes :

- Maintenant, nous les parents, nous sommes satisfaits de connaître la réalité. Elle est difficile mais sans cette arrestation de la police, nous n’aurions pas eu connaissance de ces faits.

- Je ne suis pas là pour te juger mais pour te guider vers ta future vie d’adulte autonome.

- certains parents prennent un grand virage et choisissent la méthode forte = l’internat pour éloigner l’adolescent du cannabis et imposer plus de surveillance en journée.

- cette solution n’est pas à rejeter mais nous ne la choisirons pas contre son gré

 - discours succinct sur les effets de la dépendance au cannabis et signification de cette dépendance = besoin d’échapper à la réalité plaisir => fugace et illusoire => altération profonde du comportement. Risque d’isolement et d’échec scolaire. Grandir est difficile, mais c’est aussi une expérience incroyable qui doit mener vers l’autonomie qui est la vraie liberté => donc s’affranchir de la dépendance.

 

Yann est arrivé, je lui ai demandé si cela allait, « oui » m’a t-il répondu. Je lui ai demandé de choisir le moment pour que l’on « s’entretienne ».

- « dans 10 minutes » m’a –t-il répondu

- d’accord

Puis il est monté dans sa chambre

- « 10 minutes que j’ai mises à profit pour recadrer mon message « je »

- je l’ai appelé et il m’a proposé de monter dans sa chambre.

Je lui ai énonce le message précédent, beaucoup plus court sur les conséquences concrètes.

Puis j’ai écouté - Silence …

Yann – « Je n’étais pas à Nanterre »

Mère – « je suis très ennuyée par ce qui s’est passé et j’ai peur qu’on te propose de fumer »

Yann – « j’ai pu essayer de fumer, ça m’est arrivé comme à tout le monde »

Mère – Silence, j’ai choisi d’écouter, de ne rien dire mais de donner physiquement des signes à Yann témoignant de mon empathie à le sentir embarrassé, les yeux sur sa tablette (je ne sais pas si elle était allumée). Posture marquant l’intérêt pour ce qu’il me révélait (sans empiéter sur son territoire car le moindre « faux pas » l’aurait retranché dans le silence).

Yann – « Ben j’ai déjà fumé en soirée »

Mère – « En soirée… J’ai pas le souvenir de nombreuses soirées, 2 ou 3 maximum depuis le début de ta 3ème ».

Yann – « En soirée, on ne peut pas faire autrement … bon ben voilà mais maintenant je vais pouvoir ressortir voir Mathis »

Mère – « Oui, mais tu restes branché et j’aimerais que tu sois à la maison à 18H/18H30

Yann – « D’accord, maman »

Nous sommes redescendus. Je me suis affairée dans la cuisine et il est venu vers moi pour me dire qu’il m’aimait, qu’il n’ était pas un « fumeur » de cannabis.

Mère – « Je lui ai dit que j’avais confiance dans ce qu’il me disait, que ce qui m’importait était de pouvoir constater qu’il me faisait confiance pour lui expliquer les choses.

 

Sans cet outil Gordon, je n’aurais pas réussi à établir un dialogue qui a permis un premier pas vers une révélation pour lui, révélation lourde car je l’ai senti très détendu (lecture du langage non verbal : traits de son visage détendus, mâchoires décontractées) après avoir parlé du cannabis et de ce qui c’était vraiment passé.

 

Cela m’a permis de m’affirmer et a donné à Yann la possibilité de verbaliser sa peur, sa culpabilité... Et surtout cela a permis de conserver le lien avec moi et une relation de confiance, de rester ouvert au dialogue et à l’envie d’écouter sa mère au lieu de couper le lien sans lequel aucune influence, ni transmission n’est possible !

Marie (Yvelines)

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